Comment sommes-nous devenus photographes professionnels ?

30 septembre

Avez-vous déjà eu l’impression que votre vie avait besoin d’un nouveau souffle ? Que vous n’étiez pas exactement à votre place, sans pourtant savoir où aller ? Cette question, nous nous la sommes posée des dizaines de fois. Et c’est finalement à l’autre bout du monde que nous avons commencé à trouver des réponses.

Après plusieurs discussions et remises en question sur notre vie en France, et particulièrement sur le sens de mes études. Nous avons décidé de partir en Asie du Sud-Est pour une durée indéterminée. Le but était clair : prendre le temps de réfléchir, découvrir le monde, mieux se connaître. Cette décision fut, sans aucun doute, la meilleure de toute ma vie. Sur la route, nous avons rencontré des personnes venues de tous horizons, aux histoires multiples. Et alors que les journées s’étiraient lentement, que les jours et les heures n’avaient plus véritablement de sens, je me sentais renaître.

À l’issue de ce périple, une première grande décision s’est imposée : je ne retournerais pas vers mes études de droit. Je choisirais un métier plus aligné avec la personne que je devenais. Savoir ce que l’on ne souhaite pas dans sa vie, c’est déjà une décision en soit. 

Un matin, alors que ces huit mois passés à l’étranger arrivaient à leur terme, je songeais à la multitude de photographies que nous avions accumulé. Alors, comme une manière de prolonger l’aventure, mais aussi de partager notre expérience, j’ai pensé qu’exposer nos photographies serait notre prochain objectif. C’est ainsi que nous avons organisé notre première exposition autour de la série Terima Kasih, “merci” en indonésien. Un merci venu du fond du coeur pour exprimer toute la reconnaissance que l’on éprouvait pour ces gens, ces cultures et ces moments passés en Asie. 

Nous avons eu de très bons retours et beaucoup de compliments sur la composition et la sensibilité de ces clichés. C’était la porte ouverte à d’autres expositions. Et puis, grâce à l’argent récolté, nous avons pu acheter notre premier appareil photo numérique : le Fujifilm XS20. Un appareil photo qui se veut compacte et léger pour le voyage.

De retour en France, l’envie de repartir s’est rapidement imposée comme une évidence. De là, un nouveau projet est né: traverser l’Amérique latine en 4×4 depuis le Chili. Début février, nous avons pris l’avion direction Santiago. En une semaine nous avions trouvé un véhicule et rempli les formalités administratives. Mais finalement, ce voyage ne s’est pas concrétisé. Pour mille raisons, il n’était pas censé avoir lieu. Nous avons donc changé de cap et décidé de partir un mois au Costa Rica. Et ce fut, là encore, bien au-delà de tout ce que nous pouvions imaginer.

Nous avons choisi de poser “nos valises” à Puerto Viejo, une ville qui, sans que nous le sachions alors, deviendrait notre deuxième maison sur cette Terre. Là-bas, nous avons logé chez Stéphanie, une Canadienne de Toronto qui avait investi dans des casitas, des locations saisonnières. En échange du gîte et du couvert, nous l’avons aidée durant une quinzaine de jours pour l’entretien de ses hébergements. Ce fut sans doute l’une des rencontres les plus marquantes de notre année.

Au bout de quelques jours, elle nous a fait part de son envie de réaliser des nouvelles photographies pour son logement qui venait tout juste d’être fini pour la location. Je lui ai alors proposé de faire les photos puisque nous avions avec nous un bon appareil. Elle était ravie. Grâce à son goût certain, nous avons tout agencé pour que le logement soit le plus joli possible pour prendre des photos. Après quelques retouches, nous lui avons envoyé notre série. Sa réaction fut empreinte de cet enthousiasme typiquement anglo-saxon, où chaque initiative est perçue comme une opportunité à saisir. Là-bas, l’entrepreneuriat est encouragé, et même un échec est salué comme une preuve de courage et de volonté. « Mais c’est génial ce que vous avez fait, vous devriez lancer votre business et faire de la photographie professionnelle pour d’autres locations ! »

Et voilà comment tout a commencé. Quelques jours plus tard, nous étions déjà chez Rudy, un français expatrié, pour photographier son logement.

Comme quoi, parfois, il suffit de faire les bonnes rencontres au bon moment pour changer le cours de sa vie. De suivre son intuition et sans aucun doute, saisir les opportunités quand elles se présentent. 

Et vous, avez-vous déjà eu cette impression que tout bascule grâce à une personne, un mot, une opportunité ?

À la semaine prochaine,

XXX

Adèle 

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